1930 à 1939 : Une activité naissante

La gestion

Jusqu'à présent, l'aéro-club de Nice, aidé par les subventions de la Mairie et du Conseil Général, gérait et entretenait l'aérodrome. Puis en 1934 la mairie a acheté à l'Etat les terrains en s'engageant à maintenir leur vocation aéronautique. En 1935, le conseil municipal adopte le nouveau règlement d'exploitation de l'aérodrome et les tarifs des redevances. Le 3 septembre 1939 le terrain est réquisitionné par l'Armée de l'Air.

L'amélioration de l'infrastructure

L'essentiel des travaux entrepris concerne le nivellement du terrain. Ceux-ci seront interrompus pendant la guerre. Les équipements répondent aux nécessités de l'époque. On recense 2 points d'avitaillement, des hangars destinés aux deux aéro-clubs de la ville (l'aéro-club de Nice et l'aéro-club de la Riviera), des appareils météo et télégraphiques… et même un bar-restaurant !

Les premières liaisons aériennes

Dès 1928 une liaison postale hebdomadaire vers Marseille est assurée. L'été 1935 une ligne Nice-Bastia est expérimentée. Satisfait des résultats affichés, le transporteur, la compagnie POTEZ, décide de renouveler l'opération l'été 1936. Mais il se heurtera à l'Etat soucieux de protéger l'activité de la Compagnie Maritime, qui opère sur ce tronçon. Sous la pression, notamment de la Chambre de Commerce et de la Mairie, POTEZ obtiendra l'autorisation d'ouvrir la ligne en service régulier.

porteur

L'aéroport de Nice n'arrive pas à suivre les besoins du trafic et les compagnies se tournent donc vers Cannes : - AIR FRANCE est déjà présente en 1931 sur Paris-Cannes et Londres-Cannes. Ce n'est qu'à partir de 1938 que la compagnie nationale montrera son intérêt pour la plate-forme niçoise. Avec l'avènement de ces premières lignes l'aéro-club de Nice décide de créer dès 1925 une école de mécaniciens-avions.

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